Le cancer du col de l’utérus est une maladie principalement causée par les virus du papillome humain (VPH), qu’on peut facilement détecter grâce à un test VPH ou un test Pap. Alors que le test Pap était recommandé comme test primaire au Québec, le test VPH qui a prouvé plus d’efficacité, va progressivement le remplacer.

Dans notre article nous vous aidons à comprendre la différence entre ces tests, pourquoi cette transition et où faire votre test de dépistage. Pour toute question supplémentaire, veuillez contacter un gynécologue ou un autre professionnel de la santé.

Virus du papillome humain et cancer du col de l’utérus au Canada

Le Canada fait face à une prévalence élevée d’infections au VPH. Plus de 70% de la population est infectée par ce virus, qui accentue le risque de déclencher plusieurs maladies et cancers, dont le cancer du col de l’utérus.

En 2023, environ 1150 personnes au Canada ont été diagnostiquées avec le cancer du col de l’utérus. Il est donc crucial de suivre les recommandations santé en termes de dépistage afin de prévenir, détecter et limiter les cas de cancer.

Tests de dépistage du cancer du col de l’utérus

Deux tests de dépistage peuvent être réalisés pour détecter et prévenir le cancer du col de l’utérus : le test Pap et le test VPH. Dans les deux cas, il s’agit d’un examen gynécologique simple et rapide, qui consiste à faire un prélèvement des cellules du col utérin à l’aide d’outils spéciaux. L’échantillon est ensuite analysé différemment selon le test.

Le test Pap

Le test Pap permet de détecter la présence de cellules anormale et de liaisons précancéreuses. Bien que ce test soit efficace, il présente des limites telles que la possibilité de faux négatifs, c’est-à-dire la non-détection d’anomalies présentes.

Recommandé dès l’âge de 21 ans et jusqu’à 65 ans, le test Pap devait être renouvelé à une fréquence de 2 ans. Au-delà de 65 ans, le test Pap pouvait être maintenu en tant qu’examen complémentaire dans certaines circonstances.

Le test VPH

Le test VPH permet de détecter la présence du virus du papillome humain (VPH). Il permet donc de détecter le virus pouvant potentiellement conduire au développement du cancer du col de l’utérus.

Le test VPH est maintenant recommandé de 25 è 65 ans et doit être effectué tous les 5 ans. Cet intervalle de cinq ans est conseillé en raison de la sensibilité accrue du test. De plus, la période entre l’infection par les VPH et l’apparition de lésions précancéreuses est très longue.

En effet, le test VPH présente une sensibilité de près de 95%, contre 55% pour le test Pap. Le test VPH est donc considéré comme étant plus efficace dans la détection du cancer du col de l’utérus par rapport au test Pap.

examen gynécologique test VPH cancer de l'utérus

Transition du test Pap vers le test VPH au Québec

Face à cette réalité, le Québec et l’INESSS ont émis de nouvelles recommandations et envisagent depuis quelques années une transition progressive du test Pap vers le test VPH.

Alors que le test Pap était recommandé aux canadiennes lors de leur examen gynécologique, c’est le test VPH qui devient le test primaire pour détecter le cancer du col de l’utérus, avant le test Pap. Cette décision est motivée par l’efficacité et les avantages du test VPH, notamment la détection précoce des lésions précancéreuses et l’espacement des tests de dépistage.

Recommandations de l’INESSS pour le cancer du col de l’utérus

En résumé, l’INESSS recommande le protocole suivant (voir toutes les recommandations) :

  • Le test VPH devient le test primaire pour détecter le cancer du col de l’utérus.
  • Il doit être effectué de 25 à 65 ans, par intervalle de 5 ans, que vous soyez vaccinée ou non. En effet, la vaccination ne protège pas contre tous les types de VPH pouvant causer le cancer du col de l’utérus.
  • Si les résultats du test VPH sont positifs, le test Pap peut encore être utilisé en second plan. D’autres examens comme une colposcopie peuvent vous être recommandés par un professionnel de la santé.
  • Ces recommandations ne s’appliquent pas aux personnes qui sont à risque élevé de développer un cancer du col de l’utérus, comme les personnes immunosupprimées.

Passer un test VPH à Montréal

Au Québec, la transition du test Pap vers le test VPH va se faire progressivement. A ce jour (février 2024), le test VPH n’est pas disponible dans toutes les cliniques. Cependant, certaines cliniques comme celles du réseau ELNA Médical, ont su anticiper la transition et proposent déjà le test VPH, en plus du test Pap, comme test de dépistage. Deux options s’offrent à vous.

Test VPH en clinique RAMQ

Pour réaliser un test VPH, il est nécessaire d’obtenir la référence d’un médecin. Celui-ci vous orientera vers un professionnel apte à réaliser le test (gynécologue, médecin de famille, infirmière…). La consultation est couverte par la RAMQ.

Les prélèvements sont ensuite envoyés pour analyse dans un organisme public (hôpital) ou privé (laboratoire). Pour le public, les analyses sont remboursées mais les délais peuvent atteindre 6 mois.

Test VPH en clinique privée

Si vous êtes dans le cas d’une situation urgente ou si vous ne souhaitez pas attendre, vous pouvez prendre rendez-vous dans une clinique privée. Les délais d’attente sont presque inexistants et vous pouvez facilement obtenir un rendez-vous le jour-même.

Le médecin réalise le test VPH lors de la consultation, ce qui vous évite de prendre un second rendez-vous. Les prélèvements sont ensuite envoyés pour analyse en laboratoire privé dans nos filiales CDL Laboratoires. Les résultats sont obtenus rapidement en 2 à 5 jours.

Veuillez noter que la consultation et le test sont remboursés par la plupart des assurances privées. N’hésitez pas à contacter nos cliniques pour vous faire dépister contre le cancer du col de l’utérus !

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