Arrêter de fumer – techniques et conseils

Cesser de fumer demande du temps et de la pratique. Mais les avantages en valent la peine ! Certaines stratégies fonctionnent mieux pour certaines personnes que pour d’autres. Découvrez les différentes solutions et aides pour arrêter de fumer.

Les médicaments qui aident à cesser de fumer

Les médicaments utilisés pour soutenir le processus d’arrêt du tabac comprennent les thérapies de remplacement de la nicotine (TRN), qui sont conçues pour aider à atténuer les symptômes de sevrage et les envies de fumer. Les TRN contiennent de la nicotine sans les autres substances chimiques nocives présentes dans le tabac. Les TRN sont en vente libre en pharmacie et se présentent sous différentes formes : gommes à mâcher, timbres à la nicotine, inhalateurs, pastilles et vaporisateurs buccaux. Parmi les autres médicaments utilisés pour arrêter de fumer, on trouve le bupropion et la varénicline. La recherche a montré que les médicaments, lorsqu’ils sont utilisés tel qu’indiqué et combinés à des groupes de soutien ou à une thérapie, peuvent augmenter les chances de succès. Pour savoir quels médicaments pourraient le mieux vous convenir, consultez votre médecin.

Les groupes de soutien et l’aide psychologique

Les programmes de groupe de soutien sont habituellement basés sur la rencontre de petits groupes de personnes essayant de cesser de fumer. Ils peuvent augmenter vos chances de réussite et vous motiver à rester sur la bonne voie. Pour trouver les groupes de désaccoutumance au tabac de votre communauté, communiquez avec votre service de santé publique local.

Il existe d’autres moyens de trouver du soutien, notamment les lignes d’assistance téléphonique, les forums en ligne, les sites web interactifs, les applications pour téléphones intelligents et les services de messagerie textuelle. Les programmes de thérapie individuelle peuvent varier du simple conseil, à la consultation offerte par un professionnel de soins de la santé, jusqu’à des consultations individuelles intensives fournies par des cliniques spécialisées. Pour savoir si une consultation individuelle serait la solution appropriée dans votre cas, veuillez consulter votre médecin.

Petits conseils pour cesser de fumer

Le processus de l’arrêt du tabagisme est peut-être difficile, mais on peut y arriver ! Voici quelques conseils pour vous aider :

  • Élaborez un plan d’action pour augmenter vos chances de cesser de fumer. En le faisant par écrit, vous penserez plus précisément à ce que vous devrez faire et à votre façon de procéder.

    Essayez de mettre en œuvre les astuces ci-après :
    – Choisissez un jour qui deviendra votre date d’arrêt du tabagisme. Notez cette date;
    – Dressez la liste des bienfaits les plus importants de la désaccoutumance au tabac et lisez-la avant de cesser de fumer, puis après. Utilisez cette liste durant la période de sevrage pour vous rappeler les raisons de votre arrêt du tabagisme;
    – Faites la liste des situations où vous fumez et des raisons qui vous poussent à allumer une cigarette. Cela vous aidera à repérer les déclencheurs vous poussant vers le tabac;
    – Établissez une liste d’activités amusantes et saines auxquelles vous pourrez vous livrer pour remplacer le tabagisme quand vous aurez l’envie de fumer;  

  • Évitez les déclencheurs qui vous poussent à fumer. À compter du jour où vous renoncez au tabac, éliminez ces déclencheurs ou évitez-les. Par exemple, si vous associez le café au tabac, essayez plutôt de boire du thé ou de l’eau. Si vous fumez habituellement à l’occasion de fêtes, trouvez d’autres façons de rencontrer vos amis jusqu’à ce que vous vous sentiez en mesure d’affronter ces situations en toute confiance et sans désagrément;  
  • Abstenez-vous de porter sur vous des allumettes, un briquet ou des cigarettes;  
  • Allumez chaque jour votre première cigarette 1 heure plus tard que d’ordinaire. Après la première cigarette, quand vous aurez de nouveau l’envie de fumer, retardez encore l’allumage de 15 minutes ou 30 minutes. À chaque fois que vous repoussez l’allumage, vous prenez le contrôle de la situation;  
  • Apprenez à reconnaître les symptômes de sevrage qui pourraient apparaître, et songez à élaborer des techniques d’adaptation;  
  • Bougez ! Contrairement à la cigarette, l’exercice est la façon idéale de vous détendre et de vous sentir mieux;  
  • Créez votre propre réseau de soutien. Demandez l’aide d’un proche ou d’un membre de la famille, de votre médecin, d’une connaissance que vous estimez et qui a récemment cessé de fumer, ou d’une personne qui souhaite cesser de fumer en même temps que vous.

Consultez un médecin pour arrêter de fumer

Votre médecin de famille est la personne à privilégier pour vous accompagner dans votre sevrage. Contrairement à des groupes de soutien, il a l’avantage de connaître votre état de santé actuel et votre historique médical. Il peut vous conseiller avec les stratégies adéquates, vous prescrire les premiers traitements et vous orienter vers des spécialistes si nécessaire. N’hésitez pas à consulter un médecin pour en savoir plus !

En savoir plus


Besoin d’aide ? Les services de médecine familiale d’ELNA Médical facilitent l’accès à des soins de santé complets et préventifs à chaque étape de votre vie.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2023. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : https://santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/la-desaccoutumance-au-tabac

Allergies saisonnières : comment prévenir l’asthme chez les enfants ?

Des millions de Canadiens, en particulier des enfants, souffrent d’allergies saisonnières et d’asthme. Lorsque leur système immunitaire identifie une matière normalement inoffensive comme une menace, il peut déclencher des symptômes tels que des reniflements, des éternuements, des éruptions cutanées ou des problèmes respiratoires.

En prenant les bonnes précautions, vous pouvez permettre à vos enfants de continuer à profiter du grand air et limiter le risque de crises d’asthme.

Qu’est-ce que les allergies saisonnières ?

Lorsque les arbres et les herbes commencent à pousser au printemps et au début de l’été, ils libèrent un pollen léger et poudreux qui flotte dans le vent. Si vous êtes allergique à ce pollen, cela peut se traduire par des reniflements, des éternuements, une respiration sifflante, un écoulement nasal, des démangeaisons et des larmoiements. Chez certaines personnes asthmatiques, le pollen peut également déclencher une crise d’asthme.

Comment profiter du grand air sans symptômes d’allergies ?

Voici quelques conseils pour aider vos enfants à profiter du plein air sans souffrir d’allergies :

    • Gardez les fenêtres fermées pour éviter que le pollen ne s’infiltre à l’intérieur. L’air conditionné vous permettra d’être plus à l’aise par temps chaud et humide. Mais n’oubliez pas que les climatiseurs créent également les meilleures conditions (humidité et obscurité) pour le développement des moisissures dans votre maison. Faites un nettoyage de printemps, et ce régulièrement.
    • Si possible, laissez votre enfant à l’intérieur lorsque le taux de pollen est élevé (surveillez les bulletins météorologiques) et les jours de vent où le pollen et les spores peuvent être emportés par le vent. Évitez de sortir tôt le matin (entre 5 et 10 heures), lorsque le taux de pollen est généralement le plus élevé.
    • Si votre enfant est resté dehors toute la journée, enlevez tous ses vêtements et mettez-les de côté pour les laver, puis prenez une douche en rentrant à la maison. Vous éviterez ainsi que votre enfant n’emporte tout le pollen dans son lit.
    • N’étendez pas votre linge à l’extérieur pour le faire sécher. Cela peut piéger le pollen et les moisissures et les ramener à l’intérieur. Utilisez plutôt votre sèche-linge.

Un contrôle efficace des allergies peut conduire à un meilleur contrôle de l’asthme. Malheureusement, les crises d’asthme ne peuvent pas toujours être évitées.

Comment contrôler les symptômes de l’asthme ?

Les experts savent que les allergies et l’asthme sont liés. En fait, les enfants allergiques souffrent souvent d’asthme et d’une affection cutanée connue sous le nom de dermatite atopique (eczéma).

Voir votre enfant faire une crise d’asthme peut être inquiétant et très effrayant, et peut vous faire douter de ce qu’il faut faire la prochaine fois qu’une crise se produira. Le médecin et le pharmacien de votre enfant vous recommanderont le(s) médicament(s), les doses et les dispositifs d’administration appropriés pour traiter une crise d’asthme. Ces médicaments peuvent se présenter sous la forme d’aérosols, de turbuhaler ou de diskus.

Que faire en cas de crise d’asthme due à des allergies saisonnières ?

Si votre enfant fait une crise d’asthme, voici ce qu’il faut faire :

    • Soyez calme et confiant et parlez à l’enfant de manière rassurante.
    • Donnez-lui ses médicaments antiasthmatiques dès le début de la crise, conformément aux instructions de votre médecin.
    • Essayez de déterminer ce qui a déclenché la crise, puis éloignez l’enfant de la zone.
    • Suivez le plan d’action élaboré avec votre allergologue pédiatrique. L’objectif du plan d’action est d’éviter tout symptôme d’asthme (c’est-à-dire absence de respiration sifflante, de toux ou d’essoufflement). Si votre enfant utilise un débitmètre de pointe, prenez une mesure que vous utiliserez dans le cadre du plan d’action.
    • Si la crise est maîtrisée, vous pouvez vous détendre. Si ce n’est pas le cas, suivez le plan d’action – il se peut que vous deviez appeler le médecin ou obtenir des soins médicaux immédiats.
  •  

Vous êtes l’allié le plus important de votre enfant dans le contrôle de l’asthme. Informez les enseignants, les directeurs d’école, les infirmières scolaires, les entraîneurs et les baby-sitters de l’asthme, de ce qui le déclenche et de ce qu’il faut faire en cas de crise. Lorsque les enfants grandissent, vous pouvez leur apprendre à gérer eux-mêmes leur asthme. Et si vous êtes fumeur, essayez d’arrêter, ou au moins ne fumez pas dans la maison. La fumée aggrave les symptômes de l’asthme.

Obtenez les conseils d’un allergologue pédiatrique

La meilleure solution pour gérer les allergies et les symptômes de l’asthme chez votre enfant est de consulter un allergologue pédiatrique. Il existe des gouttes pour les yeux, des sprays nasaux, des antihistaminiques et des médicaments antiallergiques oraux, des rinçages de sinus et même des injections antiallergiques qui peuvent être utiles pour traiter des allergies spécifiques. De nombreux traitements sont disponibles sans ordonnance, mais d’autres nécessitent une prescription de votre médecin. Il vous apprendra également à administrer correctement les médicaments et à concevoir un « plan d’action » en cas de crise d’asthme.

Vous avez des questions sur les allergies saisonnières et l’asthme de votre enfant ? Prenez rendez-vous avec nos allergologues pédiatriques à Montréal.

Prendre un rendez-vous

Le groupe ELNA Médical offre une large gamme de services médicaux spécialisés, y compris des consultations sur les allergies pédiatriques. Nos cliniques proposent des tests cutanés afin de déterminer à quoi vos enfants sont allergiques et quelle est la gravité de l’allergie. En fonction des résultats, nous recommandons un plan de traitement des qui peut inclure des médicaments, une désensibilisation au moyen de sérums antiallergiques ou une immunothérapie. Demandez dès aujourd’hui à votre médecin de famille de vous orienter vers une consultation avec l’un de nos allergologues et immunologistes.

Tous les documents sont protégés par le droit d’auteur de MediResource Inc. 1996 – 2023. Conditions d’utilisation. Le contenu de ce site est uniquement destiné à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié pour toute question relative à un problème médical. Source : https://www.medbroadcast.com/healthfeature/gethealthfeature/allergy-and-asthma 

La crise cardiaque : comment reconnaître les symptômes

La clé pour survivre à une crise cardiaque est d’obtenir rapidement une aide médicale.

En effet, presque la moitié des décès attribuables à une crise cardiaque surviennent dans les 2 heures suivant l’apparition des symptômes.

N’oubliez pas que personne n’éprouve les mêmes symptômes de crise cardiaque avec le même degré d’intensité; ainsi, certains aînés et les femmes peuvent présenter des symptômes moins apparents. Certaines crises se produisent subitement, mais la majorité d’entre elles débutent par une douleur légère à la poitrine et un malaise. Certaines des victimes, incertaines s’il s’agit ou non d’une crise cardiaque, pensent parfois souffrir de brûlures d’estomac ou d’une indigestion. Il peut en résulter un retard important dans les soins médicaux apportés au patient.

Par conséquent, il est crucial de se familiariser avec les symptômes de la crise cardiaque, d’être en mesure de les reconnaître et de les prendre au sérieux.

Voici les signes avant-coureurs de la crise cardiaque :

  • de l’anxiété ou la peur;
  • le déni;
  • une douleur ou une malaise à la poitrine, à l’épaule, au bras, au dos, au cou ou à la mâchoire qui ne disparaît pas même au repos (chez les femmes, une sensation d’inconfort est plus répandue que de la douleur);
  • un essoufflement;
  • de la nausée et/ou des vomissements;
  • une sensation de pression, de lourdeur, d’oppression, de brûlure ou de serrement à la poitrine;
  • de la sudation ou un peau moite et froide;
  • une sensation de tête légère ou des étourdissements soudains.

Si vous présentez ces signes avant-coureurs, la Fondation des maladies du cœur vous recommande les mesures suivantes :

  • Faites le 9-1-1.
  • Cessez toute activité et reposez-vous (en position assise ou allongée).
  • Si vous prenez de la nitroglycérine, prenez votre dose habituelle.
  • Si l’opérateur du 9-1-1 le conseille (et si vous n’y êtes pas allergique) croquez puis avalez 1 comprimé à 325 mg, ou 2 comprimés à 81 mg, d’acide acétylsalicylique ou AAS (comme l’aspirine®), si vous ressentez des douleurs thoraciques.
  • Reposez-vous en attendant l’arrivée des services médicaux d’urgence.
  • Gardez une liste des médicaments que vous prenez sur le réfrigérateur et dans votre portefeuille. Le service des urgences aura besoin de ces informations lorsque l’on vous soignera.

En réagissant rapidement, vous pourriez avoir la vie sauve!

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2023. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/Un-coeur-en-bonne-sante


Besoin d’une consultation en cardiologie ? Nous acceptons actuellement de nouveaux patients.

Notre clinique ELNA Cardiologie, en partenariat avec notre filiale à part entière, les Laboratories CDL, fait partie du spacieux Complexe médical ELNA Carré Décarie. Elle est reconnue pour son innovation et son engagement à offrir des soins de qualité dans les domaines suivants : consultation en cardiologie, échocardiographie transthoracique, échocardiographie à l’effort (stress-echo), moniteur ambulatoire de pression artérielle (MAPA), moniteur cardiaque (HOLTER, 24H), et Cardiomémo. Les consultations en cardiologie sont couvertes par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ).

Prendre rendez-vous

Sachez parler à votre médecin

Si vous êtes comme beaucoup de Canadiens, vous considérez votre médecin de famille comme l’une de vos ressources les plus précieuses lorsqu’il s’agit de gérer votre santé. Et, savoir parler à votre médecin peut vous aider à vraiment tirer parti de cette relation essentielle.

Votre médecin : une ressource précieuse à ne pas négliger

Lorsqu’il s’agit de rester en santé ou de vivre avec un problème de santé, votre médecin est l’une de vos plus précieuses ressources. Un récent sondage mené auprès de Canadiens a trouvé que la plupart d’entre eux considèrent leur médecin de famille comme leur principale source d’information sur la santé. Mais un rendez-vous chez le médecin est une occasion manquée si vous ne vous sentez pas à l’aise à l’idée de lui parler des aspects de votre santé qui vous préoccupent parce que vous pensez que le temps fait défaut, ou si vous sortez de son cabinet en ayant l’impression que vous avez tenu un dialogue de sourds.

Lors d’un examen médical périodique, votre médecin peut effectuer divers tests pour évaluer votre état de santé et établir les facteurs de risque auxquels vous êtes susceptible. Il peut aussi vous poser des questions sur votre mode de vie et plus particulièrement sur votre activité physique, votre usage du tabac et votre activité sexuelle. Mais votre médecin n’est pas un devin. Beaucoup de problèmes de santé ne se dépistent pas clairement en l’espace de dix minutes, et votre médecin ne peut qu’observer les signes qui se manifestent en sa présence. Il ne peut pas savoir ce que vous ressentez ni ce qui vous est arrivé au cours des dernières semaines.

Par conséquent, si vous éprouvez des symptômes qui vous inquiètent, faites en sorte d’aborder ce sujet lors de l’examen médical. Ou si la date de votre examen est lointaine, prenez rendez-vous pour en discuter. N’oubliez pas que votre médecin vous aidera ou vous orientera vers quelqu’un qui pourra vous aider.

Et, quand le moment sera venu de discuter de vos inquiétudes, allez droit au but, même si votre problème vous semble de nature particulièrement intime ou confidentielle. Même s’il s’agit d’une question délicate, il est fortement probable que ce ne sera pas une nouveauté pour votre médecin. Donc, ne laissez pas votre embarras vous paralyser. Au lieu d’attendre le moment où votre médecin résume ses observations, abordez le sujet dès le début de la consultation; il pourra ainsi comprendre votre inquiétude et consacrer le temps voulu à votre discussion.

Si votre médecin est surchargé ou s’il a pris du retard et que vous avez l’impression qu’il est trop pressé pour discuter de vos inquiétudes, demandez-lui si un rendez-vous de suivi serait indiqué. Si vous avez une préoccupation majeure qui exige une attention immédiate, parlez-en dès le début. Faites-lui comprendre son importance pour vous, et il fera en sorte d’en tenir compte au cours de sa consultation. Vous devriez lui expliquer pour quelle raison une question vous tourmente et lui décrire avec précision vos symptômes et leur effet.

Les faits à communiquer à votre médecin

Toutes sortes de facteurs peuvent affecter votre santé, depuis la pression artérielle élevée de votre grand-mère jusqu’au verre de vin que vous avez pris hier soir en mangeant. Par conséquent, vous devriez communiquer ces détails à votre médecin pour qu’il puisse évaluer le mieux possible les risques auxquels vous êtes exposé et fournir un traitement qui vous convient.

Vos antécédents médicaux

Si vous êtes suivi par le même médecin depuis plusieurs années, il aura consigné ses observations sur votre état de santé dans un dossier. Mais, si vous avez changé de médecin, ou si vous n’avez pas de médecin de famille attitré, vous devriez prendre des notes sur votre état de santé afin que le médecin que vous aurez choisi puisse s’en faire une vision globale.

Si vous venez de changer de médecin, le cabinet de votre ancien praticien peut faire le nécessaire pour transférer votre dossier qui contiendra les résultats des examens physiques et des autres visites, ainsi que des résultats des analyses de laboratoires et des autres tests effectués au fil des années. Vos propres notes peuvent aussi s’avérer utiles.

Avant votre première visite médicale, dressez la liste de tout problème physique ou mental grave dont vous avez souffert, la date du diagnostic et le traitement prescrit. Vous devriez aussi avertir votre médecin de toute allergie alimentaire, de toute réaction à certains médicaments et de toute complication survenue à la suite d’un problème de santé ou d’un traitement. N’oubliez pas de lui dire si vous êtes suivi par un autre fournisseur de soins, notamment pour des questions de santé mentale. Vous devriez aussi noter les médicaments, les produits en vente libre, les remèdes à base de plantes que vous prenez ainsi que les vaccins qui vous ont été administrés.

Antécédents médicaux familiaux

Les facteurs génétiques jouent un rôle dans l’apparition de nombreux problèmes de santé, notamment la maladie d’Alzheimer, certains types de cancer, la dépression, le diabète, les maladies cardiaques, l’hypertension, et d’autres maladies. Ce n’est pas parce qu’un membre de votre famille immédiate souffre d’une affection donnée que vous la contracterez, mais il se pourrait que vous y soyez prédisposé. Un coup d’œil sur les antécédents médicaux de votre famille peut donc laisser entrevoir votre état de santé futur.

Des renseignements sur les problèmes de santé et les maladies des membres de votre famille peuvent aider votre médecin à évaluer les facteurs de risque pour votre santé. Par conséquent, il sera en mesure de recommander les changements à apporter à votre mode de vie, ou à votre traitement médical, et il pourra déterminer les tests de diagnostic nécessaires au besoin.
Un dossier de vos antécédents familiaux devrait comporter une liste des problèmes de santé dont ont souffert les membres de votre famille immédiate, ainsi que l’âge et la cause de leur décès. Des renseignements sur vos grands-parents, vos parents, vos frères et sœurs, vos tantes et vos oncles ainsi que sur vos cousins peuvent s’avérer pertinents.

Facteurs liés au mode de vie

Les facteurs liés au mode de vie comme votre régime alimentaire, votre niveau d’activité physique, votre consommation de boissons ou le tabagisme, peuvent influencer votre prédisposition à certaines affections et l’action des médicaments que vous prenez. Par conséquent, vous devriez décrire vos habitudes avec la plus grande fidélité à votre médecin.

Si votre mode de vie n’est pas toujours des plus sains, vous pourriez être tenté de passer sur quelques détails. Mais, dans ces circonstances, il est évident que l’honnêteté paie – surtout lorsque vous avez adopté un comportement qui vous fait courir des risques, par exemple le tabagisme, l’excès de boisson ou les rapports sexuels non protégés avec de multiples partenaires. Si votre médecin vous conseille d’abandonner ces habitudes, ne perdez surtout pas de vue qu’il le fait pour vous aider à rester en santé, pas pour critiquer votre façon de vivre.

Munissez-vous de renseignements

Vous pouvez tirer le plus grand parti de votre rendez-vous chez le médecin et jouer un rôle actif dans votre bien-être en devenant un patient informé. Découvrez les avantages pour vous et votre médecin de réunir des renseignements. Vous serez en mesure de poser des questions pertinentes et vous comprendrez mieux ce que votre médecin vous dira.

Mais, il y a tellement de renseignements qui circulent sur la santé, comment pouvez-vous déterminer ceux qui sont fiables?

Employez les stratégies qui vous aideront à faire la différence entre les faits et les idées toutes faites :

Soyez aussi précis que possible. Si vous effectuez une recherche en ligne sur un problème de santé banal, vous pouvez obtenir des milliers, voire des millions, de résultats. Mais, si vous raffinez votre question en utilisant des termes bien définis, vous aurez moins de résultats superflus à éliminer.

Sachez reconnaître les sites fiables. Quand il s’agit d’Internet, les mythes sont plus nombreux que les faits. Alors, comment pouvez-vous savoir quels sites se basent sur des données probantes? Examinez les sources. Les associations médicales, les universités, les hôpitaux, les sociétés qui appuient la recherche sur une maladie, offrent souvent des renseignements justes et fiables. Mais si un article semble vanter les vertus d’un produit ou d’un remède, il pourrait manquer d’objectivité.

Analysez la méthodologie. Vous n’avez pas besoin de détenir un diplôme en médecine pour savoir comment évaluer la fiabilité d’une étude. Les études crédibles sont publiées dans des revues scientifiques qui exigent une lecture critique par des experts en médecine. Vous devez aussi tenir compte du modèle de recherche. Par exemple, s’il s’agit d’essais cliniques sur l’efficacité et l’innocuité d’un médicament, recherchez les études randomisées, comparatives et menées à double insu auprès d’une grande population. Dans ces études, les participants sont répartis de façon aléatoire en au moins deux groupes dont l’un reçoit le traitement à l’étude, et l’autre, le traitement de référence ou un placebo (un comprimé ne contenant aucune substance active) et, afin de ne pas influencer les résultats, ni le personnel qui administre le traitement ni les participants ne savent qui reçoit quel traitement.

Chez le médecin : ce qu’il faut faire

Vous ne passerez probablement que peu de temps avec votre médecin, mais si vous utilisez de bonnes stratégies, chaque minute sera fructueuse.

Arrivez à l’heure. Bien sûr, c’est contrariant d’attendre. Ce n’est pas par hasard que les médecins ont une salle d’attente. Toutefois, n’oubliez pas que si votre médecin est en retard, c’est parce qu’il prend vraiment le temps d’aider ses patients. Mais si vous êtes en retard, il se pourrait que le temps qu’il aurait dû vous consacrer soit écourté, que sa consultation soit hâtive et que vous ne disposiez pas du temps nécessaire pour discuter de ce qui vous inquiète.

Préparez-vous. Notez les questions qui vous préoccupent au préalable et dressez-en la liste que vous lui apporterez. Ainsi, si vous avez l’impression qu’il se hâte, ou si vous vous énervez, vous n’oublierez pas ce que vous vouliez lui demander.

Surmontez votre timidité. Ne soyez pas gêné si le sujet que vous voulez aborder est de nature délicate. Il y a de fortes chances pour que votre médecin ait déjà eu à traiter ce genre de problème. En outre, son but est de vous aider, non pas de vous juger.

Posez des questions. Ne craignez pas de demander des renseignements concernant un traitement dont vous avez entendu parler. Mais soyez prêt à écouter ce qu’il en pense, que ce soit en bien ou en moins bien. Les médecins aiment rencontrer un patient informé, mais si vous venez voir le vôtre pour lui communiquer le diagnostic que vous avez établi ou pour lui dire comment traiter votre problème de santé, il se pourrait que votre démarche s’avère frustrante pour vous deux. N’oubliez pas que vous venez dans son cabinet parce que vous voulez obtenir son opinion professionnelle. Donc, au lieu de lui déclarer de quel problème de santé vous souffrez, et comment il devrait le traiter, posez-lui des questions ouvertes, par exemple : « Docteur, que pouvez-vous me dire à propos de ce traitement? ».

Soyez explicite. Décrivez vos symptômes aussi clairement que possible. Notez leur durée, leur fréquence, leur apparition, leur gravité ainsi que les déclencheurs et les tendances que vous avez observés. Votre médecin pourra ainsi se faire une bonne idée de ce qui vous tracasse et il pourra en cibler la source avec plus de précision.

Soyez honnête. Votre médecin peut seulement vous aider s’il peut se faire une idée exacte de ce qui se passe. Par conséquent, répondez clairement et honnêtement aux questions sur vos symptômes, votre mode de vie et la prise d’autres médicaments.

Assurez-vous de comprendre ce que le médecin vous dit. Lorsque vous quittez son cabinet, vous devriez avoir une vision claire de votre état de santé, de votre traitement, des rendez-vous de suivi, des analyses et de tous les autres soins dont vous pourriez avoir besoin. Si vous n’êtes pas sûr de comprendre ce que votre médecin vous explique, ne craignez pas de lui demander de répéter ou d’écrire ce qu’il vient de vous dire. Vous pouvez aussi demander à un membre de votre famille ou à un ami en qui vous avez confiance, de venir avec vous et de vous aider à comprendre clairement les explications.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2022. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/Sachez-parler-a-votre-medecin

Santé en automne

Préparez-vous pour des tas de feuilles, un festin en l’honneur du jour de l’Action de grâces, et le plaisir de découvrir la récolte d’automne.

Craquez pour ces 10 aliments d’automne

Le passage de l’été à l’automne peut être empreint d’une amère douceur : il entraîne le rangement des vêtements d’été, la sortie des lainages, la mise en vigueur des mesures de précaution appropriées pour la saison des rhumes et de la grippe, et le déploiement des tactiques qui vous permettront de faire front à votre allergie à l’herbe à poux. Mais le passage d’une alimentation saisonnière à l’autre n’est rien de moins que plaisant – et piquant et goûteux et super-nutritif.

Laissez-vous séduire par ces 10 aliments d’automne bons pour la santé.

Les betteraves : elles sont polyvalentes, faibles en calories, naturellement sucrées et abondent en B-ienfaits nutritifs. Les betteraves sont pleines de folate, une vitamine B essentielle à la croissance des cellules, surtout durant la grossesse. Elles regorgent de 2 autres éléments pour le B-ien être de leurs consommateurs, à savoir la bétacyanine, un pigment qui serait un puissant antioxydant, et la bétaïne, un nutriment qui a des vertus protectrices pour le cœur. Les betteraves sont également une bonne source de fibres alimentaires.

Les canneberges : écarlates et acidulées, les canneberges se récoltent en automne quand les feuilles du plant tournent elles-mêmes au rouge. Qu’elles soient cueillies sur un buisson dans la nature ou cultivées dans des bassins sablonneux peu profonds, les canneberges abondent en fibres alimentaires et en vitamine C. Parsemez une poignée de canneberges sur une salade de fruits, ajoutez-en à une vinaigrette ou à du gruau fumant, ou garnissez-en la pâte des muffins et des biscuits avant de la mettre au four.

Les choux de Bruxelles : ces choux miniatures appartiennent à la famille des plantes crucifères appelée brassicacées, au même titre que le brocoli, le chou vert frisé et les épinards. Bien que les choux de Bruxelles figurent fréquemment en tête du palmarès des légumes les moins aimés, ils méritent d’être connus. Coupez une tasse de ces bourgeons en quartier et braisez-les avec vos fines herbes et épices préférés pour concocter une délicieuse dose de vitamines et de minéraux. Les choux de Bruxelles sont riches en vitamine K, qui régule le métabolisme des os et la coagulation du sang.

La citrouille et les autres courges : les couleurs riches et intenses de la citrouille et des différentes courges donnent une idée des copieux nutriments qu’elles renferment. Elles regorgent de vitamine A présente sous forme de bêta-carotène, un antioxydant indispensable à la santé de la vision. Il peut aussi stimuler le système immunitaire et protéger le corps contre les dommages causés par les radicaux libres susceptibles de provoquer des troubles cardiaques et vasculaires ainsi que le cancer. Les courges procurent une grande quantité de potassium, un minéral qui joue un rôle régulateur dans le fonctionnement des reins et du cœur, ainsi que des muscles et des nerfs. Vous trouverez aussi dans ces excellents fruits une grande quantité de fibres alimentaires qui contribuent à la baisse du mauvais cholestérol, au maintien de la santé intestinale et de l’équilibre du taux de glycémie.

Les figues : les figues sont de petits fruits charnus pauvres en calories, mais bourrés d’éléments nutritifs bons pour vous. Non seulement les figues regorgent de potassium, un élément essentiel au bon fonctionnement du cœur, des reins, et des muscles, mais elles offrent aussi une bonne dose de calcium qui joue un rôle important dans la formation des os. En outre, une tasse de figues fraîches fournit 25 % de l’apport quotidien recommandé en fibres alimentaires. Comme tous les fruits, les figues sont une source formidable de vitamines antioxydantes. De plus, les extraits de thé à base de feuilles de figuier seraient susceptibles d’avoir un effet favorable sur la santé des personnes atteintes de diabète.

Le panais : les panais ne figurent pas en première place sur beaucoup de listes de « superaliments », mais c’est tout simplement parce que d’autres légumes ont tendance à les éclipser. Ils ressemblent un peu à des carottes pâles, alors qu’en vérité ils contiennent bien plus de potassium et de folate que les carottes, et la santé du cœur les apprécie. Le folate est une vitamine B essentielle à la formation de cellules saines, et son insuffisance a été liée au cancer et à des malformations congénitales. La teneur des panais en protéines est peut-être 50 % moindre que celle des pommes de terre, mais ils se contiennent davantage de fibres alimentaires.

Les patates douces et les ignames : que votre choix se porte sur la familière patate douce ou sur l’igname plus difficile à trouver, vous mangerez dans chaque cas un légume nutritif et faible en calories. Les patates douces renferment davantage de fer et elles constituent une meilleure source de vitamine A aux propriétés antioxydantes, mais les ignames contiennent davantage de fibres alimentaires. Elles sont toutes deux à peu près sur le même rang en ce qui concerne l’apport en vitamine B6 nécessaire à la santé du cœur, mais les ignames surpassent les patates douces en potassium nécessaire pour le bon fonctionnement du cœur, des reins et des muscles.

Les poires : bien que sa chair soit moins dense, plus douce et plus délicate que celle de la pomme, la poire fournit tout autant de vitamine C et de fibres alimentaires que sa cousine. Ne manquez pas d’ajouter au profil de la poire les bienfaits antioxydants du cuivre qu’elle renferme et les propriétés de sa texture juteuse, à la fois fondante et fine qui en font un bon choix pour les desserts pochés, les salades et les céréales chaudes.

Les poivrons : croquez à belles dents dans les poivrons quand ils sont en saison, c’est-à-dire d’août en octobre, pour profiter au mieux des vertus de leur chair croquante de couleur vive. Sans la capsaïcine qui rend les autres piments si brûlants, les poivrons confèrent aux mets une saveur plus fraîche, plus légère et plus douce. Et un poivron moyen fournit plus de vitamine C que ce dont vous avez besoin en une journée! Dévorez les poivrons crus en bâtonnets, faites-les sauter avec une protéine maigre comme le tofu ou le poulet ou avec d’autres légumes, ou coupez-les en dés dans une salade pour ajouter un peu de croquant.

Les pommes : alors, comment aimez-vous vos pommes? Ce n’est pas par hasard que la pomme, ce super fruit magique censé éloigner le médecin, figure depuis bien longtemps parmi les denrées de la récolte d’automne. La pomme, dont l’apport calorique est juste au-dessous de 100 calories, procure aussi de la vitamine C et beaucoup de fibres alimentaires aux effets salutaires. Les fibres alimentaires solubles et insolubles que l’on retrouve dans les pommes facilitent la digestion et influent favorablement sur les taux de cholestérol. Étant donné le grand nombre de variétés de pommes, vous pourriez manger une pomme par jour et ne jamais vous lasser de leur saveur tantôt acide, tantôt douce, mais toujours bonne pour vous.

Dinde : trucs et astuces

Pour un grand nombre de personnes, la préparation de la dinde du jour de l’Action de grâce représente l’un des plus grands défis culinaires et sanitaires de l’année. La vue de cette grosse volaille crue pourrait soulever des questions. Étant donné que mieux vaut prévenir que guérir, le moment est venu de concocter quelques réponses.

Comment conserver la dinde?

Si vous comptez cuire la dinde dans deux ou trois jours, gardez-la au réfrigérateur. Sinon, mettez-la au congélateur. Ne la laissez pas à la température ambiante, car cela peut favoriser la multiplication des bactéries nocives.

Combien de temps prendra la décongélation de cette volaille?

Ne décongelez jamais une dinde sur un plan de travail, à la température ambiante. Choisissez au contraire une solution plus sûre. Vous pourriez la mettre au réfrigérateur enveloppée dans du plastique ou reposant dans un grand plat profond qui recueillera les écoulements. Ou, passez-la tout simplement au four à micro-ondes, et déterminez la durée et la température de décongélation en consultant le manuel du four à micro-ondes ou une recette. Vous pouvez également décongeler la dinde dans son emballage étanche à l’air d’origine et la décongeler dans de l’eau froide. Changez l’eau toutes les 30 minutes afin qu’elle demeure suffisamment froide.

Combien de temps prendra sa cuisson à point?

Comptez 30 minutes de cuisson pour chaque kilo de dinde (15 minutes par livre). Réglez la température du four à 165 °C (325 °F) ou davantage. Avant d’utiliser un sac pour la cuisson au four, commencez par lire attentivement le mode d’emploi. Enfoncez un thermomètre à viande dans une cuisse ou la poitrine pour voir si la température interne de la dinde a atteint 85 °C (165 °F). Cette température indique que la dinde devrait être cuite à point. Assurez-vous que la viande est tendre et que le jus a perdu sa teinte rosée. Si vous farcissez votre dinde, attendez-vous à ce que cela prenne 15 à 30 minutes de plus.

Quelles sortes de bactéries sur et dans la dinde pourraient nous rendre malades, ma famille et moi?

La dinde, tout comme d’autres volailles, peut être porteuse de bactéries susceptibles de causer une intoxication alimentaire, notamment la salmonelle et la campylobactérie. Une cuisson appropriée tuera la plupart des bactéries; la dégustation de la dinde ne posera alors pas de danger. Il est tout de même essentiel que les personnes qui manipulent des aliments suivent les lignes directrices relatives à la sécurité alimentaire afin de prévenir une contamination croisée durant la préparation du repas. Évitez de toucher les liquides et les écoulements provenant de la dinde crue. Lavez-vous minutieusement les mains avec de l’eau et du savon avant de toucher les aliments et après. Procédez de la même façon avec les assiettes, les ustensiles, les serviettes et les planches à découper avant de les utiliser pour autre chose. Les planches à découper en matière plastique sont plus faciles à assainir que celles en bois. Si vous le pouvez, réservez une planche à découper aux viandes et à la volaille et une autre aux légumes et divers autres aliments.

De toute façon, la dinde est-elle vraiment bonne pour la santé?

La dinde est une source de protéine maigre faible en calories. Elle contient aussi du tryptophane, un acide aminé réputé pour sa capacité d’induire la somnolence. Cependant, ne blâmez pas la dinde pour votre somnolence post-souper, mais bien la forte teneur en glucides de votre festin.

Empilez les restes de dinde sur des tranches de pain à grains entiers et préparez des sandwichs du lendemain du jour de l’Action de grâces, ou déchiquetez la viande qui servira de base à une soupe à la dinde. Mais afin de tirer le meilleur parti des vestiges du festin, réfrigérez tous les restes dans les 2 heures qui suivent leur sortie du four.

Ratissage : petits conseils sages

Quand les journées commencent à raccourcir, les feuilles tournent du vert au jaune, au rouge, au marron, à l’orangé. La voûte des arbres si verdoyante en été se transforme en un arc-en-ciel aux couleurs chatoyantes de l’automne, et nombreuses sont les personnes qui suivent d’un regard mélancolique la chute des feuilles. Certaines, plus terre-à-terre, pensent tout simplement : « Maintenant, il faut que je les ramasse! »
Si un tapis de feuilles mortes vous attend, vous avez non seulement besoin d’un râteau, mais aussi de quelques rappels de sûreté en matière de ratissage.

Attendez la chute finale : avant de prendre votre râteau, attendez que toutes les feuilles soient tombées. À part le déblayage des plus gros tas de feuilles dans les allées, il est préférable de prévoir un grand ratissage. Les petits nettoyages rapides pourraient vous tenter de faire des entorses aux principes de sécurité d’usage et glisser, tomber ou vous retrouver perclus de douleurs musculaires.

Choisissez vos outils judicieusement : le bon râteau pour vous n’est pas nécessairement le bon râteau pour quelqu’un d’autre. Faites les magasins jusqu’à ce que vous en trouviez un dont le manche convient à votre taille. Et, tandis que vous pourriez succomber à la tentation d’acheter un râteau léger en matière plastique plus économique, prenez garde, car plus le râteau est léger, plus vous devrez déployer de l’énergie pour entasser et ramasser les feuilles mouillées. Optez pour un râteau au manche antidérapant. Des râteaux ergonomiques, qui sont maniables, spécialement conçus pour votre bien-être et un ramassage sans douleur, sont également disponibles.

Habillez-vous en conséquence : portez des vêtements légers, mais suffisamment chauds et ne retenant pas la transpiration qui pourrait s’accumuler. Vos chaussures devraient offrir un bon support, être confortables et munies de semelles antidérapantes au cas où vous devriez marcher sur des feuilles mouillées. Enfilez des gants solides, à la prise antidérapante afin de pouvoir tenir le manche du râteau en toute sécurité. Si vous êtes allergique aux moisissures et au mildiou, essayez de porter un masque qui vous couvrira le nez et la bouche.

Prévoyez une séance d’échauffement : vous estimez peut-être que le ratissage ne constitue pas une séance d’exercices à proprement parler, mais vous pouvez brûler près de 300 calories en maniant le râteau pendant une heure! Faites quelques pas avant de commencer afin de stimuler votre circulation sanguine. Ajoutez quelques étirements par mesure de précaution pour prévenir le claquage des muscles des épaules, du cou et du dos. En outre, des flexions latérales du torse et des flexions des genoux vers la poitrine sont des mouvements qui aideront à vous détendre et à vous préparer à toutes les tâches du ratissage, y compris les flexions et le levage requis.

Adoptez une bonne posture pendant le ratissage : votre cou et votre dos seront beaucoup plus heureux si vous gardez le dos droit en position verticale, et si vous ratissez les feuilles qui se trouvent sur votre côté en changeant de temps à autre la position de la main dominante sur le manche du râteau. Penchez-vous en fléchissant les genoux, et non pas en vous courbant, lorsque vous ramassez les tas de feuilles. Et évitez les mouvements de rotation lorsque vous lancez des feuilles. Faites plutôt un pas de côté pour que tout votre corps change de position, pas seulement vos épaules et votre dos.

Faites des pauses : le ratissage exige des mouvements répétitifs qui peuvent s’avérer douloureux après quelque temps. Faites une pause toutes les 10 ou 15 minutes. Avalez quelques gorgées d’eau pour rester hydraté et étirez-vous pour libérer la tension qui pourrait s’être accumulée.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2022. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/Sante-en-automne

La vie en ligne : est-elle saine?

Comme nous consacrons de plus en plus d’heures aux activités sur ordinateur, il est temps de faire une pause et de revoir les avantages et les désavantages de notre vie en ligne.

Le réseautage social : visages, espaces et liens

Visualisons notre vie comme une maison, un endroit où nous nous retirons après l’école ou le travail. Un site de réseautage social serait une fenêtre que nous pouvons entrebâiller ou ouvrir tout grand. Si nous le voulons, nous pouvons aussi nous pencher dehors pour être visibles et crier, murmurer ou envoyer des messages.

Parfois, beaucoup de personnes nous entendent, comme lorsque nous affichons les dernières nouvelles à l’intention de nos amis sur Facebook ou Twitter. Parfois, le partage d’information se fait par le biais d’images, comme sur Instagram ou Flickr, des sites de partage de vidéos ou de photos personnelles, ou sur Tumblr, un espace pour afficher tout ce que vous admirez ou les mots qui vous inspirent – photos, chansons, vidéos, citations. Le message peut être léger, ou sérieux et ciblé comme sur les sites de réseautage professionnel du genre LinkedIn.

Les scientifiques sociaux appellent sensibilisation numérique ambiante ce sentiment de connectivité au monde extérieur que nous procurent les sites de réseautage social. Cette forme de sensibilisation ou d’intimité est semblable à un contact physique réel. Un ami fait part de ses symptômes du rhume dans une mise à jour. Un camarade de l’école secondaire affiche les photos de son chien. Nous diffusons les résultats d’un questionnaire de personnalité que nous avons rempli. On dirait des amis qui se regardent par-dessus l’épaule ou qui prennent un café ensemble.

Des millions de personnes ont ainsi pris part aux activités sociales en ligne, motivées principalement par les sentiments d’intimité et de connectivité. Mais au fond de nous-mêmes, nous avons tous des raisons différentes pour transmettre une part de nous-mêmes à ce vaste espace social.

Nous pouvons combler des écarts : Les sites de réseautage peuvent nous aider à maintenir et à cultiver les liens « faibles » dans notre vie. Songez à des collègues, des amis d’amis, des camarades perdus de vue après l’école secondaire ou des cousins vivant dans un autre pays. En entretenant un lien avec ces personnes en ligne, nous sommes en mesure de nous tenir au courant de leur vie d’une manière qui n’aurait pas été possible avant. Cet accès que nous accordons les uns aux autres ouvre la porte à des interactions ultérieures. Vous pourriez découvrir, par exemple, qu’une collègue à qui vous n’avez jamais parlé adore le tricot autant que vous – ou se passionne pour le jazz, ou écoute la même émission à la télévision que vous. Maintenant que vous le savez, vous seriez plus porté à amorcer une conversation, ce qui serait un grand avantage pour les personnes timides.

Nous pouvons renforcer des liens : Les recherches nous apprennent que la plupart des gens utilisent les sites de réseautage pour maintenir leurs relations hors ligne au lieu d’établir de nouvelles relations en ligne. Pour la plupart d’entre nous, malgré les nombreux amis ou suiveurs que nous avons, nous ne communiquons régulièrement qu’avec un noyau d’amis et de parents. Compte tenu du format de beaucoup de sites, il est simplement plus difficile de former de nouveaux liens profonds. Twitter, par exemple, limite vos messages à 280 caractères!

Nous pouvons demander de l’aide : Notre filet arrive à capter beaucoup de personnes. Plus notre réseau est étendu et plus grand sera le nombre de personnes que nous pouvons atteindre si nous avons besoin de réponses, de soutien ou de conseils. Dans votre réseau, il se peut que quelqu’un vous aide à trouver un emploi lucratif ou une relation romantique. Votre réseau pourrait vous mettre sur la piste d’une bonne affaire ou d’un restaurant original dont vous n’auriez jamais entendu parler. Des étudiants affichent leurs sujets de recherche, des journalistes cherchent de l’information pour compléter leurs articles ou des contacts d’entrevue. Avoir un réseau à portée de la main aide parfois à atténuer le sentiment de solitude.

Nous pouvons créer des groupes d’intérêt spéciaux : Disons que vous vous passionnez pour une question touchant votre collectivité, un acteur, un artiste, un événement historique – qu’importe! Des amis ou des collègues peuvent se regrouper pour relever le défi de perte de poids ou d’abandon du tabac. On peut constituer une communauté en ligne pour soutenir une cause commune, un intérêt partagé ou un objectif collectif.

Nous pouvons cultiver notre créativité : Les peintres et les photographes peuvent numériser et afficher leurs œuvres. Des musiciens amateurs peuvent télécharger et partager leurs nouvelles chansons. De nombreux sites offrent la possibilité d’archiver et de partager des images, des citations, des vidéos et des chansons qui vous inspirent. Les visiteurs peuvent visualiser les travaux créatifs et faire des commentaires. Ces sites servent ainsi de babillards, de galeries, de chargeurs de disques et d’albums virtuels.

Nous pouvons explorer : Ne sommes-nous pas suffisamment occupés maintenant? Pourquoi ajouter d’autres choses que nous devons tenir à jour, consulter et gérer? En fait, lorsque nous publions nos créations numériques sur la plupart de ces réseaux sociaux, les gens sont libres de les consulter – ou pas. À la différence d’un courriel, qui doit être lu et auquel nous devons répondre, nos messages et nos photos sont simplement affichés sur ces réseaux; nos amis, suiveurs ou relations peuvent choisir d’y accéder et décider s’ils veulent y réagir ou non. Si vous suivez 100 personnes sur Twitter, vous n’irez probablement pas prendre connaissance de chaque mise à jour ni suivre chaque lien proposé. Nous passons en revue, prenons connaissance et filtrons. C’est ainsi prévu et entendu.

Je blogue, donc je suis

Maintenant, la plupart d’entre nous savent ce qu’est un blogue : un journal en ligne. En fait, c’est une chronique en ligne de tout et de n’importe quoi, le contenu du blogue relève totalement de la volonté de son créateur. Les blogues poussaient comme des mauvaises herbes au début des années 2000, lorsque les logiciels de blogage sont devenus accessibles et conviviaux. Beaucoup d’entreprises lançaient leur blogue, et des millions de personnes se sont mis à créer leurs sites personnels. Ces sites servent d’outil de relation publique pour un acteur en difficulté, de centre d’information pour une église ou d’exutoire pour des odes anonymes d’un poète. 

Le simple acte de divulguer – faire part de nos pensées, de nos idées et de nos sentiments à d’autres – peut nous soulager. C’est probablement pourquoi nombre de gens paient des psychothérapeutes. C’est la raison pour laquelle bien des gens écrivent un journal, des lettres d’amour et des livres. Et c’est aussi ce qui explique que les gens tiennent un blogue.

Le fait d’écrire sur un sujet émotionnel a été associé à une réduction du stress et à une amélioration des résultats scolaires. La santé physique en bénéficie aussi : certaines recherches ont permis d’observer qu’après une période d’écriture régulière, les gens peuvent prendre moins de congés de maladie au travail, nécessiter moins de rendez-vous auprès du médecin ou voir leur fonction immunitaire se renforcer.

La tenue d’un journal est parfois encouragée quand quelqu’un doit composer avec un diagnostic ou un traitement médical difficile. L’écriture offre aux patients un moyen d’expression de soi et la possibilité de se vider le cœur du trop-plein d’émotions et de sensations, ce qui caractérise souvent le fait de vivre avec une maladie ou un problème de santé. Il suffit d’afficher ces journaux en ligne dans un format de blogue pour que l’écriture prenne une nouvelle dimension, un nouveau pouvoir : elle est maintenant accessible aux autres qui se trouvent dans des situations semblables et qui peuvent y réfléchir, réagir et répondre. Voilà l’occasion de bâtir une nouvelle communauté basée sur l’ouverture après une expérience partagée.

L’élément social permet donc de distinguer le blogage de l’écriture pour soi. Le blogage allie l’expérience cathartique de l’écriture et le « capital social » – amitiés, relations communautaires – que vous pouvez acquérir en établissant des liens en ligne avec d’autres. Et avec le gain du capital social, vous pourriez accroître votre sentiment de bien-être en général.

Vous songez à vous lancer dans la blogosphère? Voyez d’abord les pour et les contre.

Pour :

  • Le blogage donne un sentiment d’appartenance : Les personnes qui bloguent et livrent leurs pensées et leurs émotions à un auditoire ressentent un sentiment d’appartenance accru. Dans un monde où l’on peut se sentir de plus en plus isolé, les blogues peuvent réunir des personnes ayant les mêmes intérêts ou valeurs pour former un nouveau type de communauté, ouvrant la porte à l’amitié et au soutien social.
     
  • Le blogage fait naître des amitiés : À mesure qu’une personne blogue, répond aux commentaires et acquiert un lectorat, son réseau social s’étend et se renforce. Elle peut consolider ses relations avec des amis existants ou créer de nouvelles connaissances qui deviendraient un jour des amis. Les amitiés bâties en ligne peuvent devenir aussi réelles que des relations hors ligne, tout aussi fondées sur l’engagement et le soutien.
     
  • Le blogage est inclusif : La plateforme en ligne n’est pas réservée uniquement aux extravertis et à ceux qui recherchent de l’attention. Vous pouvez choisir de vous ouvrir aux autres et d’être présent sur votre blogue ou de maintenir l’anonymat. C’est un milieu sans risque où les contraintes sociales habituelles – maladresse, insécurité, timidité et hésitation à aborder les sujets délicats – n’interviennent pas.

Contre :

  • Le blogage comporte un risque d’accoutumance : Une fois que vous avez eu la piqûre du blogage, vous n’arriverez peut-être plus à vous en passer. Sans aucun doute, c’est amusant de recueillir des commentaires, de rencontrer d’autres personnes et de voir le nombre de visiteurs augmenter sur votre blogue. Mais dans un cycle de nouvelles de 24 heures sur Internet, les blogueurs peuvent devenir compulsifs quant à la fréquence d’affichage ou à l’idée d’obtenir une exclusivité sur des camarades blogueurs. Les excès de blogage peuvent occasionner des nuits blanches et du stress, et vous priver de temps précieux pour vos relations hors ligne.
     
  • Le blogage vous expose aux critiques : Il s’agit d’un risque que nous courons chaque fois que nous nous livrons aux autres. Sur Internet, cette vulnérabilité prend la forme de la fonction « commentaire ». Révélez vos émotions ou publiez vos opinions sur votre blogue et vous vous exposez aux commentaires vous attaquant, vous examinant ou réfutant vos écrits. La bonne nouvelle est qu’en général, les gens recherchent des blogues en fonction d’un intérêt commun et les parcourent de leur propre gré; la plupart des commentaires et des interactions sont donc positifs.

Collé à l’écran?

Malgré le potentiel du réseautage social à soutenir notre santé mentale, émotive et même physique, il y a des mises en garde à considérer.

Les jeunes enfants se trouvent particulièrement à risque, car ils sont exposés aux écrans à un âge de plus en plus jeune. Certains font leur entrée en ligne dès leur première année de vie, alors que les parents publient leurs photos de bébé, les anecdotes personnelles et les comptes rendus en ligne. Dire que nous craignions de voir nos parents sortir nos photos de bébé ou les vidéos de famille. Les enfants de nos jours peuvent voir quelqu’un googler leur nom et trouver sur YouTube des vidéos les montrant courir en couches!

En matière de temps d’écran, la Société canadienne de pédiatrie recommande :

  • d’éviter que les enfants de moins de 2 ans passent du temps devant des écrans.
  • que les enfants âgés de 2 à 5 ans ne passent pas plus de 1 heure par jour devant des écrans.
  • que les enfants de plus de 5 ans ne passent pas plus de 2 heures par jour devant des écrans.

Comparons cela aux chiffres publiés par Statistique Canada : environ 76 % des enfants âgés de 5 à 11 ans passent plus de 2 heures par jour devant des écrans.

Ce n’est pas nouveau d’apprendre qu’un enfant arrive à la maison après l’école et, durant le reste de l’après-midi et toute la soirée, passe d’un écran à l’autre jusqu’à l’heure du coucher : texto, réseaux sociaux, jeux sur ordinateur, émission à la télé, clavardage en ligne et dodo. Qui sait? Il peut s’endormir et rêver qu’il parvient à un niveau supérieur dans son jeu vidéo favori. Outre un sommeil sans repos, quels sont les dangers d’une vie collée à l’écran? Voici quelques risques que présente la vie en ligne tant pour les enfants que pour les adultes :

Douleur : L’ergonomie est la science des milieux de travail sains. Lorsque nous travaillons à un poste informatique qui ne répond pas aux normes ergonomiques, il peut en résulter des douleurs au cou et au dos ainsi que des problèmes au niveau de la main et du poignet.

Prévention :

  • En général, on devrait placer le moniteur plus bas que le niveau des yeux, à une distance équivalente à la longueur du bras. Les poignets doivent être parallèles au clavier, les coudes repliés à environ 90 degrés. Les pieds doivent reposer confortablement à plat sur le sol.
  • Considérez les principaux éléments du poste de travail et adaptez-les à la personne qui l’utilise le plus souvent. Vous pouvez acheter des soutiens lombaires pour aider à maintenir le dos droit.
  • S’il s’agit d’un poste de travail d’enfant, il est bon d’investir dans une chaise, une souris et un bureau adaptés à sa taille. Ainsi, le jeune enfant n’aura pas à tendre le cou pour regarder l’écran, qui est placé au niveau des yeux d’un adulte.
  • Pour les enfants, limitez le temps qu’ils peuvent rester assis devant l’ordinateur et encouragez-les à prendre des pauses.
  • Donnez l’exemple aussi, et organisez-vous pour avoir un système de rappel afin de vous lever de temps en temps pour vous étirer ou bouger.

Fatigue oculaire : Nos yeux ne sont pas faits pour fixer des écrans scintillants tout au long de la journée. Et pourtant, nombre d’entre nous passent leurs heures éveillées à ne faire que cela. Bien qu’il soit vrai que les écrans numériques émettent une lumière bleue, de nombreux problèmes oculaires causés par une exposition excessive aux écrans ne sont pas dus à la lumière bleue, mais plutôt à ce que l’on appelle « le syndrome de la vision par ordinateur ». Ce syndrome peut représenter un effort réel pour nos yeux. La fatigue oculaire survient simplement lorsque vos yeux s’épuisent après un usage excessif. Vos yeux peuvent être douloureux, sembler somnolents et devenir secs, larmoyants et irrités. Une vision floue s’ensuivrait, accompagnée de maux de tête et de troubles de focalisation.

Prévention :

  • Faites des pauses pour laisser vos yeux se reposer loin de l’écran. Réglez un chronomètre qui sonnera toutes les 30 minutes pour vous rappeler de faire une pause de l’ordinateur. Toutes les 20 minutes, regardez à une distance d’environ 20 pieds pendant au moins 20 secondes.
  • Quand les gens travaillent à l’ordinateur, certains ont tendance à oublier de cligner des yeux! L’assèchement, l’irritation et la fatigue des yeux qui en résultent peuvent être prévenus si vous pensez à consciemment battre des paupières, stimulant la formation de larmes et gardant vos yeux humides.
  • De plus, certains changements de l’éclairage, comme la réduction des reflets et l’ajustement du degré de brillance de votre écran peuvent aider à réduire la fatigue oculaire.
  • Essayez de changer la taille des caractères et la couleur de fond pour trouver les paramètres d’affichage qui conviennent à vos yeux.

Obésité : Selon une enquête de grande échelle menée par Statistique Canada, 25 % des gens qui passaient leur temps de loisir à regarder la télévision, soit 21 heures ou plus de temps d’écran, étaient aussi considérés comme obèses. Les hommes et les femmes qui consacraient plus de 11 heures par semaine à des activités en ligne étaient davantage susceptibles à l’embonpoint comparativement aux personnes qui y consacraient au plus 5 heures par semaine. Parmi les enfants, l’usage de l’ordinateur a été associé à des taux de graisse corporelle plus élevés, et l’abus de la télévision a contribué à une obésité infantile accrue. Ainsi, comme nos heures devant l’écran augmentent, il en est de même de notre tour de taille et des risques qui y sont associés, tels que le diabète et la haute pression artérielle.

Prévention :

  • Commencez à tenir un registre de temps d’écran, pour vous-même et les membres de votre famille. Vous pouvez utiliser votre téléphone cellulaire pour enregistrer ces données, car la plupart des téléphones intelligents disposent d’une fonction de suivi du temps passé sur l’écran. Inscrivez le temps que vous passez devant un écran pendant une semaine normale – cela pourrait vous choquer de constater le nombre d’heures dévorées! Pour chacune de ces heures, imaginez combien d’autres activités vous pourriez avoir faites, qui auraient été bénéfiques pour votre santé.
  • Faites un plan pour remplacer au moins quelques-unes de ces heures par de l’activité physique.
  • Pensez aussi à vos habitudes d’alimentation en relation aux écrans. Grignotez-vous devant la télé et en surfant sur le Net? On peut ne pas prendre conscience de ce qu’on mange durant le temps d’écran, mais toutes ces calories supplémentaires peuvent s’accumuler sournoisement. Faites en sorte de prendre vos repas et vos collations loin des écrans.

Santé mentale : Ce n’est probablement pas la première fois que vous entendez dire que les médias sociaux peuvent nuire à votre santé mentale. Vous en avez peut-être même assez d’entendre cela, mais c’est parce que de nombreuses études montrent un lien entre l’utilisation des médias sociaux et de nombreuses maladies mentales, notamment l’anxiété, la dépression et les troubles alimentaires. Comme il est maintenant presque impossible d’éviter les médias sociaux dans notre vie quotidienne, nous devons repenser la façon de les utiliser sans en être victimes.  

Prévention :

  • Limitez le temps que vous passez à parcourir les médias sociaux chaque jour. Il est facile de perdre la notion du temps lorsque vous faites défiler les pages sur Instagram. Cependant, une étude a montré que les personnes qui limitent leur temps passé sur les médias sociaux à moins de 30 minutes par jour déclarent être de meilleure humeur. 
  • Suivez les personnes et les pages qui vous motivent ou vous rendent joyeux. Si vous remarquez que certains types de publications vous rendent anxieux ou déprimés, vous n’êtes pas seul. Ne suivez pas ou mettez en sourdine les contenus qui vous dérangent et suivez plutôt les contenus qui vous rendent heureux.
  • Envisagez de suivre une cure de désintoxication des médias sociaux. Comme pour toute autre cure de désintoxication, vous pouvez choisir une période et vous tenir à l’écart des médias sociaux durant celle-ci. Il est plus facile d’arrêter quelque chose lorsque vous connaissez déjà les avantages de la désintoxication. Si vous bénéficiez d’une cure de désintoxication des médias sociaux, vous vous sentirez peut-être plus à l’aise de réduire le temps que vous passez sur les médias sociaux en général.

Tous les contenus sont la propriété de MediResource Inc. 1996 – 2022. Conditions d’utilisation. Les contenus présents ne sont destinés qu’à des fins d’information. Demandez toujours l’avis de votre médecin ou d’un autre professionnel de la santé qualifié sur des questions relatives à une affection médicale. Source : santecheznous.com/healthfeature/gethealthfeature/La-vie-en-ligne-est-elle-saine

Je mange, donc je suis! (2 de 2)

Une saine alimentation fait du bien au corps… mais aussi au cerveau et à la santé mentale

Dre Anne-Isabelle Dionne
ELNA, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Regard sur quelques phénomènes qui entrent en jeu dans la relation entre notre nutrition et notre humeur.

Nous avons vu dans un texte précédent les liens clairs entre l’alimentation et l’état mental ainsi que l’humeur. Divers facteurs sont en cause dans cette corrélation. Pensons par exemple au microbiote intestinal. Considéré comme un « organe » en soi, il comporte près de 100 trillions de bactéries, soit plus que le nombre de cellules qui nous constituent1. Elles nous habitent de façon symbiotique en participant à plusieurs processus essentiels à la survie de l’humain : synthèse de vitamines et de neurotransmetteurs, régulation de l’immunité systémique et de l’inflammation, protection de la barrière épithéliale digestive servant à l’absorption des nutriments, etc.2.

Les perturbations du microbiote, particulièrement la perte de diversité, sont associées à de nombreuses maladies chroniques cardiométaboliques et inflammatoires3. Ces bactéries qui nous colonisent réagissent et assurent leur croissance selon ce qui leur est donné à « manger » (soit de la façon dont on s’alimente au quotidien). Et elles interagissent de façon bidirectionnelle avec les 500 millions de neurones individuelles qui tapissent le système digestif4.

Les fibres et plusieurs polyphénols (retrouvées dans les noix, graines, grains entiers non transformés, légumineuses, fruits et légumes) sont les nutriments de choix permettant une bonne sélection, une diversité et une croissance des bactéries les plus saines5. À l’inverse, une consommation excessive de certains médicaments (antibiotiques, antiacides, anti-inflammatoires, etc.), un état de stress chronique ainsi qu’une alimentation pauvre en fibres et riche en aliments transformés, sucres de tout genre, édulcorants et pesticides peut grandement affecter la qualité du microbiote6,7.

Quand celui-ci est perturbé par les stresseurs cités précédemment, il peut se produire une perte d’intégrité de la barrière épithéliale tapissant la lumière du tube digestif. Cela engendrera un bris entre les protéines liant les cellules les unes aux autres et assurant une bonne perméabilité entre le contenu intestinal et la circulation systémique.

On appelle le « syndrome d’intestin perméable » le phénomène où les molécules alimentaires, métabolites bactériens et(ou) bactéries elles-mêmes s’immiscent dans la circulation systémique sans avoir été filtrés adéquatement et dont la présence déclenche l’activation du système immunitaire et un état d’inflammation constant.

Ce syndrome est associé à plusieurs pathologies systémiques comme les maladies inflammatoires intestinales, le diabète, l’asthme ainsi que les désordres psychiatriques comme l’anxiété, la dépression et l’autisme8,9,10,11,12. Les molécules inflammatoires engendrées par la présence de ces molécules exogènes en circulation et neutralisées par le système immunitaire affectent le corps en entier : inhabilité à bien réguler la glycémie, douleurs chroniques, fatigue, humeur négative ou anxieuse, ballonnements digestifs, etc.

Un assainissement de l’alimentation, le retrait des comportements ou substances nuisant à l’équilibre du microbiote ainsi que l’utilisation de probiotiques peuvent s’avérer très pertinents pour retrouver une diversité et une fonction optimale du microbiote avec son effet attendu sur la régulation de l’immunité et de l’inflammation systémique. L’impact est aussi positif sur le métabolisme de neurotransmetteurs et plusieurs vitamines et molécules biochimiques essentielles à la fonction des systèmes du corps13.

Inflammation, stress oxydatif et besoins en antioxydants
L’inflammation constitue un phénomène normal et essentiel à la survie qui permet la guérison d’une structure lésée à la suite d’un dommage de tout genre aux structures du corps. Elle est importante en situation aiguë et occasionnelle lorsque le dommage est causé accidentellement.

Toutefois, elle devient un problème lorsqu’elle est présente de façon chronique à cause de dommages réguliers et persistants. Par exemple, l’exposition quotidienne à des toxines (comme la cigarette ou les moisissures dans l’environnement), le stress et le manque de sommeil chronique (impliquant des perturbations hormonales pro-inflammatoires persistantes) et une alimentation remplie de sucre et d’aliments transformés contribuent à causer l’inflammation chronique. L’inflammation chronique de bas grade est associée à la dépression, la schizophrénie et la maladie bipolaire14,15,16.

Le stress oxydatif est le fruit de l’inflammation chronique. Il en résulte la fabrication de radicaux libres qui s’attaquent aux structures saines du corps (incluant les neurones!) et causent la perte de fonction des organes et le vieillissement accéléré. L’une des façons de le contrer est d’administrer au corps une quantité significative « d’antioxydants ». En réalité, il s’agit des phytonutriments, vitamines et minéraux divers qui se retrouvent dans une alimentation saine, riche en végétaux, non transformée et diversifiée. L’on a effectivement remarqué dans certaines études que plusieurs marqueurs antioxydants étaient réduits chez les individus ayant des épisodes dépressifs aigus17,18.

La plasticité cérébrale : essentielle pour la régulation émotionnelle
Une région essentielle du cerveau, l’hippocampe, est impliquée dans les phénomènes d’apprentissage, la création de la mémoire et la régulation émotionnelle. Ses neurones semblent capables de se former et de croître sous l’effet d’une substance appelée BDNF (Brain-derived neurotrophic factor)19,20. Si l’hippocampe n’est pas bien développé et fonctionnel, on peut alors souffrir de troubles de la mémoire, de difficultés à apprendre de nouvelles tâches et d’une mauvaise gestion des émotions, symptômes fréquents dans la dépression et l’anxiété.

Le stress représente un des facteurs les plus puissants pouvant affecter négativement les niveaux de BDNF 21. Cependant, de plus en plus d’évidences pointent vers le fait qu’une diète d’une grande densité nutritionnelle affecte favorablement les niveaux de BDNF pouvant stimuler la neurogenèse. En contrepartie, les diètes riches en sucre et en gras de mauvaise qualité retrouvés dans les aliments transformés ont un effet totalement contraire22,23,24.

Une bonne santé mentale repose donc sur un apport optimal en nutriments essentiels. Ceux-ci permettent d’assurer toutes les réactions biochimiques du corps qui participent à la sélection d’un microbiote diversifié, la synthèse de neurotransmetteurs, la neurogenèse et l’atténuation du stress oxydatif engendré par l’environnement et(ou) les habitudes de vie pouvant causer un dommage cellulaire jusqu’aux neurones du cerveau. Chaque bouchée devrait être la plus nutritive possible :

  • Les aliments consommés devraient s’approcher le plus près de ce qu’on cueille dans un jardin ou retire d’un animal en liberté, dont l’environnement est optimal.
  • Consommez en abondance les végétaux de tout genre. Par exemple, reproduisez les couleurs de l’arc-en-ciel dans vos choix de fruits et légumes pour la semaine. Priorisez les légumes aux fruits afin d’éviter un excès de sucre pouvant être moins bien toléré chez les individus susceptibles métaboliquement.
  • Ajoutez un apport significatif en fibres chaque jour sous forme de noix, graines, légumes et fruits, grains entiers non transformés et légumineuses. 
  • Recherchez un apport en gras de bonne qualité : huile d’olive, noix, poissons gras, etc. tout en portant attention à ne pas surchauffer l’huile alors que ses propriétés favorables pourraient être perdues.
  • Privilégiez un apport en probiotiques par des aliments fermentés (choucroute, kimchi, yogourt nature, kéfir, tempeh, etc.)
  • N’ajoutez aucun sucre raffiné ou de sucres concentrés provenant d’aliments entiers.

L’alimentation devrait toujours être optimisée avant de proposer une supplémentation visant un apport suffisant d’un nutriment quelconque. C’est qu’un aliment entier apporte beaucoup plus sur le plan biochimique que ce qu’on peut retrouver dans un comprimé.

Cependant, il est parfois nécessaire de recourir à la supplémentation pour des raisons diverses (intolérances à certains aliments, inhabilité à ingérer l’apport nutritionnel recommandé d’un nutriment particulier, mode de vie qui sollicite un apport plus grand que recommandé d’une certaine substance, laquelle est fournie en trop faible quantité par l’alimentation, etc.).

La personnalisation de l’approche est essentielle afin de cibler les risques de carences et les niveaux d’apport en nutriments. Surtout, elle permet d’évaluer la qualité et la diversité du microbiote qui nous habite tout en cherchant des stratégies pour l’optimiser. Somme toute, la psychothérapie et l’utilisation des antidépresseurs ne constituent pas les seules options dans la prise en main des troubles de l’humeur. L’assainissement de l’alimentation et des habitudes de vie peut s’avérer beaucoup plus efficace pour améliorer la santé mentale!


1 Valdes A M, Walter J, Segal E, Spector T D. Role of the gut microbiota in nutrition and health BMJ 2018; 361 :k2179 doi:10.1136/bmj.k2179

2 Thursby E, Juge N. Introduction to the human gut microbiota. Biochem J. 2017;474(11):1823-1836. Published 2017 May 16. doi:10.1042/BCJ20160510

3 Valdes A M, Walter J, Segal E, Spector T D. Role of the gut microbiota in nutrition and health BMJ 2018; 361 :k2179 doi:10.1136/bmj.k2179

4 Barett KE BS. Ganong’s review of medical physiology: The autonomic nervous system 2010.

August 5, 2021 – Yang Q, Liang Q, Balakrishnan B, Belobrajdic DP, Feng QJ, Zhang W. Role of Dietary Nutrients in the Modulation of Gut Microbiota: A Narrative Review. Nutrients. 2020;12(2):381. Published 2020 Jan 31. doi:10.3390/nu12020381

6 Vich Vila, A., Collij, V., Sanna, S. et al. Impact of commonly used drugs on the composition and metabolic function of the gut microbiota. Nat Commun 11, 362 (2020). https://doi.org/10.1038/s41467-019-14177-z

7 Madison A, Kiecolt-Glaser JK. Stress, depression, diet, and the gut microbiota: human-bacteria interactions at the core of psychoneuroimmunology and nutrition. Curr Opin Behav Sci. 2019;28:105-110. doi:10.1016/j.cobeha.2019.01.011

8 Carabotti M, Scirocco A, Maselli MA, Carola S. The gut-brain axis: interactions between enteric microbiota, central and enteric nervous systems. Ann Gastroent 2015;28:203-9

9 Ait-Belgnaoui A, Durand H, Cartier C, et al. Prevention of gut leakiness by a probiotic treatment leads to attenuated HPA response to an acute psychological stress in rats. Psychoneuroendocrino 2012;37:1885-95

10 Foster JA, McVey Neufeld KA. Gutbrain axis: how the microbiome influences anxiety and depression. Trends Neurosci 2013;36:305-12.

11 Ho JT Chan GC Li JC.. Systemic effects of gut microbiota and its relationship with disease and modulation. BMC Immunol 2015;16

12 Bischoff SC, Barbara G, Buurman W, et al. Intestinal permeability–a new target for disease prevention and therapy. BMC Gastroenterol 2014;14:189.

13 Clapp M, Aurora N, Herrera L, Bhatia M, Wilen E, Wakefield S. Gut microbiota’s effect on mental health: The gut-brain axis. Clin Pract. 2017;7(4):987. Published 2017 Sep 15. doi:10.4081/cp.2017.987

14 Berk, M, Williams, LJ, Jacka, FN et al. (2013) So depression is an inflammatory disease, but where does the inflammation come from? BMC Med 11, 200

15 Fernandes, BS, Steiner, J, Molendijk, ML et al. (2016) C-reactive protein concentrations across the mood spectrum in bipolar disorder: a systematic review and meta-analysis. Lancet Psychiatry 3, 1147–1156

16 Fernandes, BS, Steiner, J, Bernstein, HG et al. (2016) C-reactive protein is increased in schizophrenia but is not altered by antipsychotics: meta-analysis and implications. Mol Psychiatry 21, 554–564.

17 Moylan, S, Berk, M, Dean, OM et al. (2014) Oxidative & nitrosative stress in depression: why so much stress?Neurosci Biobehav Rev 45, 46–62.

18 Liu, T, Zhong, S, Liao, X et al. (2015) A meta-analysis of oxidative stress markers in depression. PLoS ONE 10, e0138904.

19 Fernandes, BS, Berk, M, Turck, CW et al. (2014) Decreased peripheral brain-derived neurotrophic factor levels are a biomarker of disease activity in major psychiatric disorders: a comparative meta-analysis. Mol Psychiatry19, 750–751

20 Fernandes, BS, Molendijk, ML, Kohler, CA et al. (2015) Peripheral brain-derived neurotrophic factor (BDNF) as a biomarker in bipolar disorder: a meta-analysis of 52 studies. BMC Med 13, 289.

21 Miao Z, Wang Y, Sun Z. The Relationships Between Stress, Mental Disorders, and Epigenetic Regulation of BDNF. Int J Mol Sci. 2020;21(4):1375. Published 2020 Feb 18. doi:10.3390/ijms21041375

22 Zainuddin, MS & Thuret, S (2012) Nutrition, adult hippocampal neurogenesis and mental health. Br Med Bull103, 89–114.

23 Guimaraes, LR, Jacka, FN, Gama, CS et al. (2008) Serum levels of brain-derived neurotrophic factor in schizophrenia on a hypocaloric diet. Prog Neuropsychopharmacol Biol Psychiatry 32, 1595–1598.

24 Molteni, R, Barnard, RJ, Ying, Z et al. (2002) A high-fat, refined sugar diet reduces hippocampal brain-derived neurotrophic factor, neuronal plasticity, and learning. Neuroscience 112, 803–814.

L’ensemble du matériel, des articles et des publications figurant sur le site web et les médias sociaux d’ELNA Médical sont présentés à des fins éducatives et informatives uniquement et ne sont pas destinés à remplacer un avis, un diagnostic ou un traitement médical professionnel.

Toutes personnes cherchant des renseignements ou ayant des questions en rapport avec ce contenu devraient s’adresser à leur professionnel de la santé. En cas d’urgence, veuillez appeler le 911.

Les opinions exprimées sont celles de l’auteur.e et ne reflètent pas nécessairement celles de ELNA Médical. Toute mention de noms ou de liens de tiers est faite à des fins de référence et ne constitue pas un parrainage ou une approbation par ELNA Médical.

Je mange, donc je suis! (1 de 2)

L’alimentation influence le fonctionnement du cerveau et la santé mentale

Dre Anne-Isabelle Dionne
ELNA, Saint-Mathieu-de-Beloeil

Les milliers de molécules chimiques que nous apporte l’alimentation régulent des fonctions vitales du corps. Toutefois, elles produisent aussi des neurotransmetteurs liés aux humeurs et aux comportements.

Un Canadien sur sept est affligé de troubles de l’humeur (altération de la pensée, de l’humeur ou du comportement qu’on associe à un certain niveau de détresse)1. Et une personne sur trois ressent de l’anxiété2. La psychothérapie, les outils de croissance personnelle et d’autogestion des émotions ainsi que les antidépresseurs de tout genre font partie des thérapies de première ligne pour traiter de tels maux3.

Étonnamment, les gens atteints d’un trouble mental comme la dépression ou l’anxiété sont aussi plus susceptibles de souffrir d’un problème chronique : maladie cardiovasculaire, diabète, hypertension artérielle, maladie pulmonaire obstructive chronique, etc.4 Sachant que les maladies cardiométaboliques de ce genre sont très souvent causées par de mauvaises habitudes de vie, entre autres alimentaires, y a-t-il un lien physiologique entre les deux? En quoi l’alimentation peut-elle avoir un impact sur le fonctionnement du cerveau et la gestion des humeurs?

Alimentation saine = risque réduit de dépression
Dans chaque bouchée, l’alimentation fournit au corps des milliers de molécules chimiques avec une pertinence biochimique bien claire et sans lesquelles une tonne de réactions enzymatiques ne se produiraient pas correctement. La production des neurotransmetteurs qui régulent les humeurs et comportements dans le cerveau fait partie de ces fonctions vitales qui relèvent de l’interaction dynamique et continue avec plusieurs nutriments essentiels provenant de notre alimentation.

De nombreuses études ont observé l’impact de l’alimentation sur l’état de la santé mentale. Sans surprise, plusieurs ont conclu qu’une alimentation saine est associée à un degré moindre de dépression5,6,7,8,9. Ainsi, une approche alimentaire favorisant la consommation abondante de fruits et légumes, grains entiers non transformés, poissons gras, huile d’olive, noix et graines contribue à une santé psychologique plus équilibrée. À l’inverse, on voit un risque accru de dépression chez les grands mangeurs de viande rouge et(ou) transformées (charcuteries), grains/céréales raffinés (farines, pains, céréales à déjeuner, pâtes, etc.), produits laitiers riches en gras, desserts, bonbons et confiseries.

Étonnamment, ce type d’alimentation est aussi associée à une réduction significative du risque de maladies cardiovasculaires. Comme quoi l’effet biochimique induit par ces habitudes alimentaires a un impact dans les mécanismes inflammatoires pouvant affecter le cerveau autant que la santé des artères10. L’alimentation de la femme enceinte peut également affecter la santé mentale de son futur bébé lors de l’enfance et de l’adolescence. Plus elle est pauvre en nutriments et riche en produits transformés, plus l’enfant à naître est susceptible de développer des problèmes psychiatriques durant sa croissance.11,12,13,14

Dans un second texte, nous observerons de plus près la corrélation entre l’alimentation et la santé mentale, notamment en traitant de phénomènes comme le microbiote, les inflammations, le stress oxydatifs, besoins en antioxydants et la plasticité cérébrale.


1 https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/rapport-systeme-canadien-surveillance-maladies-chroniques-maladies-mentales-canada-2015.html#s0

2 Katzman, M.A., Bleau, P., Blier, P. et al. Canadian clinical practice guidelines for the management of anxiety, posttraumatic stress and obsessive-compulsive disorders. BMC Psychiatry 14, S1 (2014). https://doi.org/10.1186/1471-244X-14-S1-S1

3 Kennedy SH, Lam RW, McIntyre RS, Tourjman SV, Bhat V, Blier P, Hasnain M, Jollant F, Levitt AJ, MacQueen GM, McInerney SJ, McIntosh D, Milev RV, Müller DJ, Parikh SV, Pearson NL, Ravindran AV, Uher R; CANMAT Depression Work Group. Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments (CANMAT) 2016 Clinical Guidelines for the Management of Adults with Major Depressive Disorder: Section 3. Pharmacological Treatments. Can J Psychiatry. 2016 Sep;61(9):540-60. doi: 10.1177/0706743716659417. Epub 2016 Aug 2. Erratum in: Can J Psychiatry. 2017 May;62(5):356. PMID: 27486148; PMCID: PMC4994790.

4 https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/rapport-systeme-canadien-surveillance-maladies-chroniques-maladies-mentales-canada-2015.html

August 5, 2021 – Lai, JS, Hiles, S, Bisquera, A et al. (2014) A systematic review and meta-analysis of dietary patterns and depression in community-dwelling adults. Am J Clin Nutr 99, 181–197

6 Psaltopoulou, T, Sergentanis, TN, Panagiotakos, DB et al. (2013) Mediterranean diet, stroke, cognitive impairment, and depression: a meta-analysis. Ann Neurol 74, 580–591.

7 Quirk, SE, Williams, LJ, O’Neil, A et al. (2013) The association between diet quality, dietary patterns and depression in adults: a systematic review. BMC Psychiatry 13, 175

8 Rahe, C, Unrath, M & Berger, K (2014) Dietary patterns and the risk of depression in adults: a systematic review of observational studies. Eur J Nutr 53, 997–1013

9 Li, Y, Lv, MR, Wei, YJ et al. (2017) Dietary patterns and depression risk: a meta-analysis. Psychiatry Res 253, 373–382.

10 Sanchez-Villegas, A, Martinez-Gonzalez, MA, Estruch, R et al. (2013) Mediterranean dietary pattern and depression: the PREDIMED randomized trial. BMC Med 11, 208.

11 O’Neil, A, Quirk, SE, Housden, S et al. (2014) Relationship between diet and mental health in children and adolescents: a systematic review. Am J Public Health 104, e31–e42

12 Muhlig, Y, Antel, J, Focker, M et al. (2016) Are bidirectional associations of obesity and depression already apparent in childhood and adolescence as based on high-quality studies? A systematic review. Obes Rev 17, 235–249.

13 Sparling, TM, Henschke, N, Nesbitt, RC et al. (2017) The role of diet and nutritional supplementation in perinatal depression: a systematic review. Matern Child Nutr 13, e12235.

14 Baskin, R, Hill, B, Jacka, FN et al. (2015) The association between diet quality and mental health during the perinatal period. A systematic review. Appetite 91, 41–47.

L’ensemble du matériel, des articles et des publications figurant sur le site web et les médias sociaux d’ELNA Médical sont présentés à des fins éducatives et informatives uniquement et ne sont pas destinés à remplacer un avis, un diagnostic ou un traitement médical professionnel.

Toutes personnes cherchant des renseignements ou ayant des questions en rapport avec ce contenu devraient s’adresser à leur professionnel de la santé. En cas d’urgence, veuillez appeler le 911.

Les opinions exprimées sont celles de l’auteur.e et ne reflètent pas nécessairement celles de ELNA Médical. Toute mention de noms ou de liens de tiers est faite à des fins de référence et ne constitue pas un parrainage ou une approbation par ELNA Médical.